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La maison, ce monastère oublié

Si l’aventure extérieure t’appelle, n'oublie pas que ta maison est aussi un lieu de vie. Un lieu que tu dois habiter pleinement. Port d’attache, de départ et de retour, elle symbolise le temps du ressourcement mais aussi du don.

La maison comme port d’attache

Tu es fait pour l’immensité, pour mener ta barque et franchir des sommets. Et il y a ta maison, ta demeure.

Elle ne doit être ni une prison ni un palais fortifié. Tu ne dois pas t’y sentir enchaîné mais tu ne dois pas non plus t’y retrancher par peur de l’inconnu. Il y a tout un équilibre à façonner au fil des années, avec, et au service de ta famille.

Si l’homme est fait pour se donner aux autres, il a besoin de ce lieu de ressourcement, de repos, de réflexion et de don de soi plus humble mais pas moins grand auprès des siens. A l’abri du bruit et du regard du monde.

L’exemple des moines est frappant. Reclus du monde, ils disparaissent des radars, du va et vient permanent de notre époque. Ils ont pourtant souvent un recul très perspicace sur la société et sur l’homme. 

Ils ont cette nécessité d’être en dehors du monde pour vivre vraiment leur vocation. Le monastère devient un lieu de prière et de réflexion qui, loin de les refermer sur eux-même, les pousse à se donner encore plus à Dieu et aux autres. Croyants ou non, nombreux sont ceux qui viennent chercher à l’ombre d’une abbaye, la paix et le silence. Ils y trouvent cet espace matériel nécessaire pour une évasion intérieure complète.

Nulle expédition ne se fait sans un minimum de préparation. Ta maison est un port. De retour, de repos, mais aussi de départ. Tu y fourbis tes armes, tu y apprêtes ton voilier. Comme l’écrit le philosophe François-Xavier Bellamy dans Demeure : “Pas de voyage vers l’ailleurs qui ne suppose un domaine familier”.

La maison comme lieu de vie 

Si tu dois préserver ta maison comme lieu de ressourcement nécessaire pour mieux te donner à l’extérieur, tu ne dois pas non plus en faire un lieu triste et morne : Je veux du bruit dans la maison ! 

Tu dois y insuffler la vie. Le silence familial peut être mortel. Les blessures de certains proviennent de trop nombreux non-dits à la maison. Apprendre à savoir dire les choses, simplement, sans blesser.

Si tu es marié, père il faut que ta femme, tes enfants s’y sentent en sécurité oui mais aussi dans un lieu de vie et de joie.

La maison ne doit pas être l’endroit où tout est à l’arrêt. On continue à grandir chez soi. Différemment, plus intérieurement, mais autant intensément qu’à l’extérieur. On y apprend la patience, le service, l’entraide.

Lieu propice à l’intimité, la maison est aussi le lieu de l’apprentissage et de la transmission. C’est un îlot préservé pour sentir le bonheur de vivre. On y reçoit beaucoup pour ensuite beaucoup donner.

A ceux à qui il a été beaucoup donné, il sera beaucoup demandé !

Qui dit monastère ne dit donc pas uniquement silence et réflexion mais lieu intense de vie, de don de soi, de bonheur immense.

Va, montre moi ta maison et comment on y vit, je te dirai quel type d’homme tu es !

Une action : Impose-toi sur un rythme régulier des temps de disponibilité chez toi pour tes proches. Pas seulement ta présence physique à la maison mais également une présence d’esprit et d’écoute.

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