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Rendez-nous des hommes responsables !

Ci-gît “La Responsabilité”... Plus personne ne veut assumer de décisions. C’est la course aux assurances en tout genre, aux décharges signées à tout va. Mais une société qui se protège de tout est-elle encore en mouvement ?
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Peur sur le train…

Un voyage en train quand on traverse la France, c’est la contemplation heureuse de paysages magnifiques. Installez-vous donc au wagon bar lors d’un voyage Paris- Narbonne. Vous partez le matin sous un ciel gris et pluvieux mais avec le charme d’une capitale éternelle. Votre voyage vous fait passer en quelques heures par le Nivernais, la Bourgogne, la région Lyonnaise et enfin le Languedoc avant de filer droit sur des rails bordant un bras de mer Méditerranée. 5h après Paris, c’est quasiment l’Espagne. La France est un monde à elle seule.

S’offrent à vous de belles campagnes vallonnées du centre de la France où vous pouvez apercevoir avec une vue à 180° deux clochers en même temps. Le quadrillage rural vous apparaît clairement. Après Valence c’est la litanie des villes caractéristiques du grand sud de la France : Montélimar, Orange, Avignon, Nîmes, Sète, Agde, Béziers puis enfin Narbonne. Vous passez le long des maisons aux tuiles oranges et vous imaginez voir Angelo Pradi, courir sur les toits pour échapper à un monde devenu fou. Le Hussard sur les toits n ‘est pas très loin de ce que l’on dénonce ici…un monde en fuite où nul n’est responsable par peur d’être coupable.

Car malgré ce voyage en coeur de France, il y a une ombre au tableau… les annonces intempestives du contrôleur qui brisent à chaque fois la quiétude du voyage… Annonce entendue 1000 fois mais qui symbolisent toujours autant le voile d’absurdie qui recouvre peu à peu nos sociétés.

“Attention à la distance entre le marchepied et le quai” ou encore “Merci de ne pas tenter de descendre lorsque le train est en mouvement”…

J’ai toujours rêvé tomber sur ce gars qui essaierait d’ouvrir la porte à chaque arrêt inopiné du TGV pour descendre ramasser des pâquerettes en pensant être arrivé en gare.

Mais jamais rien ne se passe. Plus personne n’écoute, plus personne n’entend.

Non, ces annonces ne sont pas là par affection maternelle de nos réseaux de transports préférés mais pour éviter tout procès perdu en cas d’accident.

Comme une drogue douce qui lentement vous endort, nous ne faisons plus attention à ces précautions, ces appels à la vigilance quotidienne, écrits ou oraux. Visuels et bruyants. C’est devenu le décor aseptisé de nos villes.

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Chacun pour soi

Cette peur de l’accident peut se comprendre mais il s’agit surtout de la peur de procès absurdes. Du désir de se protéger de tout, tout le temps. Quitte à ne plus vivre mais à survivre.

Si l’Etat, les entreprises, les structures cherchent à se défausser en permanence de toute responsabilité, combien même la chance d’accident est infime, c’est que de l’autre côté certains sont prêts à tout pour trouver un coupable et ne pas assumer leurs actes.

Société qui se déresponsabilise VS société qui se victimise. Match nul.

La SNCF et la potentielle victime d’une sortie de train anticipée loin du quai et dérapant sur le marchepied sont alors dans le même sac. Déresponsabilisation toute, victimisation permanente, recherche du coupable mais jamais, ô grand jamais vient l’idée d’assumer les risques.

La prudence ne doit pas se confondre avec le zéro risque. Sinon c’est la disparition assurée de créateurs, d’entrepreneurs, d’artistes même.

C’est bannir l’imprévu et concevoir des couloirs de vie préfabriqués pour supprimer tous chemins de traverses.

A surprotéger nos vies, on s’infantilise les uns les autres :  “Il fait chaud ? N’oubliez pas de boire ! “, entend-on lors des périodes de fortes chaleurs… Bonjour Einstein ! 

A se déresponsabiliser, on individualise plus qu’on ne lie les personnes. Sauve qui peut, chacun pour soi, personne responsable de personne.

Responsables levez-vous !

Notre société crève de l’absence de responsables qui osent, qui agissent et qui assument quitte à se tromper. Quand plus personne n’est prêt à prendre les coups, tous les visages disparaissent et l’on avance dans un monde flou et désincarné.

Il y a danger, car nul ne progresse si nul n’assume. 

Messieurs, soyez responsables et vous serez de grands chefs ! Et le monde n’attend que ça, le retour de chefs qui reçoivent peut être les honneurs et un meilleur salaire mais qui portent surtout avec conscience le poids des responsabilités et des devoirs qui leur incombe.

Il n’est pas de grand projet ni de succès entrepreneurial sans un choix de prendre un risque que le porteur de projet sera le seul à assumer.

Ceux qui ont bâti des empires n’avaient pas d’assurance annulation mais l’assurance d’écrire l’Histoire. Reprenons la plume en main ! 

Une action : Assumer les choix que l’on pose et ne pas attendre d’être en totale sécurité pour les poser.

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